Le paysage selon Terrevive

Souvent, il s'agit de donner plus de valeur au paysage, au cadre de vie. Mais j'entends là le paysage vernaculaire, le paysage qui n'est pas institutionnalisé, qui n'est pas labellisé. J'essaye de faire monter de quelques crans l'attention que peut porter Monsieur Tout-le-monde à un paysage à priori banal ; je veux le faire sortir de son indifférence.

Le paysage concerne tout le monde. Les habitants des villes et ceux des campagnes, les touristes à la recherche de pittoresque, les élus des collectivités locales, les agriculteurs, les aménageurs, les promoteurs immobiliers, les nantis et les démunis...

J'aime être amené à étudier un paysage à travers le regard de toutes ces personnes, à relativiser ma première appréciation.

Pour appréhender le paysage, il faut croiser les approches pluridisciplinaires, connaître beaucoup de choses. Tout est lié : mêler les sciences du vivant, l’ingénierie, les sciences sociales, l'histoire, l'économie, la sensibilité artistique... et intégrer la dimension temporelle.

Dans ce métier, chaque mission est l'occasion d'apprendre quelque chose de nouveau. Ce n'est pas répétitif. Tout est lié, mais aussi tout évolue. Il faut sans cesse se mettre à jour pour rester maître de cette évolution, c'est stimulant.